Je repeins ma Telecaster.

Qui dit confinement dit pour beaucoup de monde: « putain je m’emmerde ». Habituellement pas pour moi, quand je ne sais pas quoi faire, je cherche quelque chose a développer, une idée qui pourrait me faire un max de fric en quelques heures et me permettre de renflouer mes comptes pour acheter la villa de mes rêves. Sauf que, ces derniers temps, j’en ai marre des écrans. J’en profite donc pour recommencer à faire un peu de musique, à composer, jouer, mixer, on est plus ou moins dans un confinement, c’est probablement donc le meilleur moment !

J’ai 3 guitares électriques:

  • Une Telecaster Lite Ash Coréenne de chez Fender, ma toute première guitare, celle que je ne revendrai jamais;
  • Une Epiphone Firebird, un brol bas de gamme plutôt stylé mais qui ne sonne définitivement pas bien du tout;
  • Une Fender Jaguar blanche, vraie de vraie, la guitare dont je rêvais.

C’est la Jaguar que j’utilise le plus souvent: Elle match a merveille avec la musique que je fais en groupe et m’offre suffisamment de polyvalence dans mes projets personnels, mais récemment, j’ai déterré la Telecaster.

Ma Telecaster se fait vieille, elle a quoi, 15 ans maintenant ? Marquée par le temps (et par mon adolescence), elle est rayée de partout. Elle a un bon gros pain dû à de nombreuses chûtes (et à mon adolescence), le vernis est dégommé à cause de stickers (et à cause de mon adolescence), et le pickguard est bombardé de coups dûs à je ne sais quoi, probablement à mon adolescence.

Il se trouve qu’à une certaine époque, j’aimais encore bien lancer ma guitare un peu partout. Cette guitare a grandi avec moi et chaque élément d’usure raconte en quelque sorte une histoire pour moi, aucun regret donc! #emotion

Ma Telecaster et moi en 2008, à l’époque où c’était cool de mettre une veste en cuir et des lunettes de soleil sur scène.
Moi, fier de ma Telecaster, en 2009, je ne sais où.
Ma Telecaster, de dos, et moi essayant de chanter juste, en 2010.
Ma Telecaster et moi en 2011, avec des stickers et du ruban adhésif bleu en case 15, WTF?

Comme dirait Kyan Khojandi, BREF!

Entrons dans le vif du sujet!

…et mordons dans le lard: Je n’ai aucune compétence en lutherie, aucune connaissance technique des guitares, et ne suis pas du tout manuel.

Démontage

Il y a des choses super simples dans la vie. Démonter une Telecaster en fait partie. Il suffit d’un tournevis en croix, de retirer toutes les vis, les ranger correctement pour ne pas les paumer, puis d’arracher tout.

Ma Telecaster
à poil.

Une fois tous les éléments retirés et rangés (en gros, j’ai rangé dans des sachets séparés, chaque pièce et les vis qui vont avec pour éviter de ne plus rien retrouver au moment du remontage), il est temps de passer au ponçage.

Le ponçage

N’ayant aucune expérience, grâce à l’internet, j’ai trouvé un tas d’infos (super contradictoires d’ailleurs) sur qui quoi quand comment poncer sa guitare dans le but de la repeindre.

Pour certaines personnes, il faut décaper, poncer jusqu’au bois, avec plein de papiers de verre différents allant d’un gros grain à un grain méga fin, pour d’autre c’est plutôt « bas les couilles ponce un peu pour que la nouvelle peinture tienne puis balance de la peinture et c’est bon ».

Sachez que je n’ai pas de parti pris, n’y connaissant rien. J’ai donc décidé de faire un bon mix de toutes les infos que j’ai trouvé et de prendre ce qui me paraissait le plus justifié par rapport à ma guitare: Je poncerai donc juste la couche de vernis ainsi qu’un peu de peinture existante, mais n’irai pas jusqu’au fin fond de la dernière couche touchant le bois.

J’ai donc commencé à tout poncer avec un grain de 80. C’est super gros, ça arrache bien le vernis, c’est trop cool. N’ayant aucun matériel, je décide de faire cela à la main. Je ne fais pas mes 10.000 pas par jour donc autant se dépenser autrement.

Un pain!

On ponce, on ponce, puis on tombe sur un bon gros coup. Comme dit plus haut, probablement une séquelle d’un lancé de guitare.

L’éclat n’est pas profond, en fait, c’est juste le vernis et les différentes couches sur le bois qui sont parties. Je ponce bien les bords et remplis le trou avec de la pâte à bois. Une fois celle-ci séchée, je re-ponce au 80 et forme un bel arrondi: Ni vu, ni connu!

Une fois cela fait, je re-ponce le tout au 120, puis au 200, puis au 320.

Le pickguard

Mon pickguard actuel étant totalement explosé, j’en profite pour remettre en question le look de ma guitare. On trouve plein de choses sur les interwebs en 2020, des Telecaster en veux-tu, en voilà, des pickards a foison.

C’EST CE PICKGUARD QUE JE VEUX!

Je veux le même! Par contre, introuvable, ni sur Amazon, ni de manière plus locale. La tristesse m’envahit dans un premier temps, puis, regardant mon, pickguard tout griffé, je me dit que je n’ai absolument rien a perdre, et que couper dedans ne serait probablement pas trop complexe.

J’entame les découpes (au couteau de cuisine, oui monsieur!), découvre de nouveaux muscles dans mon bras droit, et ponce pour arrondir les bords. C’est pas hyper bien fait, mais je me rapproche du résultat final et rebouche les trous de vis qui ne sont plus utiles (la plaque étant maintenant découpée et plus petite). Quand aux griffes, franchement, on verra ça plus tard.

La peinture

Sous-couche? Pas sous-couche? La aussi je lis de tout sur internet. A la base, je ne comptais pas en faire une, ma guitare étant déjà de couleur claire. Puis après quelques renseignements, je me suis dit que c’était probablement le moyen le plus sûr que la peinture finale tienne bien et rende bien.

Première couche. A ce moment, je ne me doutais pas que la suite allait être super chiante et qu’il faudrait 15000 couches.

5 couches sur chaque face et sur chaque côté plus tard, il est grand gros de poncer une dernière fois et de passer à la couleur finale. Pour info: J’ai choisi un magnifique « Sherwood Green » de chez Nitorlack.

Alerte: gros pâtés!

Il est temps de passer à la couleur finale.

En fait, le spray de Nitorlack est vraiment de qualité (y a rien de sponsorisé dans cet article). La bombe utilisée pour la sous-couche avait un débit tellement faible que, lors de l’utilisation de la bombe Nitorlack, j’ai foutu une couche tellement grosse que ça a commencé à goûter partout.

Étape surprise intermédiaire: attendre que ça sèche, re-poncer, et recommencer la peinture.

Vous les voyez ces petites vaguelettes ? C’est moche, hein?

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